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23/07/2009

Vallée de l'Aisne, un tramway nommé "plaisirs"

Ligne métrique du tramway de l'Aisne : l'avenir est-il à nouveau menacé ?

On sait que le TTA exploite, vaille que vaille, la ligne d’Erezée à Dochamps, sinon Forge-à-l’Aplez (section de la ligne Melreux à Comblain-la-Tour). Un prolongement par reconstruction intégral est envisagé (depuis l’origine) de Dochamps à Lamormenil. La longueur totale de l’exploitation passerait ainsi à 11,4 kilomètres.



Si dans les années ’70, une fréquentation annuelle de quelque 30 000 personnes a été engrangée une fois, ce nombre est aujourd’hui révolu. Les facteurs en sont connus: la voie, le matériel roulant assez usé, la disponibilité des bénévoles et aussi la publicité et l’attractivité pour les visiteurs. La traction à vapeur est oubliée depuis bien longtemps.

Le tourisme se développe pourtant dans la région.
Au cours des années 2007 et 2008, des projets significatifs de renouveau ont été mis sur pied.

Il est clair que de telles institutions (!) ne peuvent vivre que grâce aux subsides! Mais ceux-ci ne peuvent être “pérénisés” que si les visiteurs sont au rendez-vous. Des investissements à fond perdu pour quelques nostalgiques ne peuvent se justifier pour les Autorités locales et de la Communauté.

Le débat fait rage et peut démotiver les uns ou les autres, sinon les unes et les autres! L’expérience montre que l’on ne peut rester dans l’immobilisme: le Trimbleu et la Vennbahn sont disparus; le CFV3V a jeté l’éponge pour Mariembourg-Chimay et Dinant-Givet; l’Asvi et le chemin de fer du Bocq vont monter et montent en puissance. L’ exemple du chemin de fer de Baie de Somme, notamment, est là pour montrer que seules une fréquentation assidue et des ambitions raisonnables peuvent justifier les apports publics.

Et pourtant ce patrimoine industriel doit être maintenu, valorisé et montré au plus grand nombre! Les discussions sont stériles devant les risques et les échéances. Les conditions de circulations ont été virtuellement profondément modifiées entre 2009 et 1970! Le “devoir de précaution” (à apprécier par les Autorités de contrôle et s’il échet, malheureusement, par la Justice) devra être pris de plus en plus en considération!

On peut se demander si une nouvelle “voie” ne doit pas être dégagée: l’exemple de l’Allemagne est, dans certains cas, éloquent à ce sujet.
Le coût de construction, de réhabilitation et de maintenance d’une voie est “insupportable”. Autrement dit, quelle que soit la manière d’exploiter, les frais fixes sont présents chaque jour et ne pourront être réduits.

Les nouveaux projets en phase d’avortement du TTA et la situation de la ligne des Grottes de Han mettent en évidence une piste de solution.

Pourquoi ne pas dissocier l’aspect muséal “pur et dur” de l’aspect “exploitation touristique” pour un plus grand nombre? La voie, notamment, serait à charge de cette exploitation touristico-commerciale (matériel dédicacé) assurée par une société spécifique; elle serait en liaison tant avec les Autorités qu’avec une autre attraction touristique locale. D’un autre côté, l’asbl assurerait l’exploitation (moins “intensive”) et la gestion des trains historiques (véhicules historiques, locomotive à vapeur).

Site web : www.tta.be

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